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 Earl gray & Oolong {Chine & England}

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Marukaite chikyuu
BOKU Invité !

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    MessageSujet: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Jeu 5 Mai - 5:15



    ANCIENNEMENT CHINE : WANG YAO ♥

    La première journée de cours: un enfer pour tout bon(ou moins bon) élève. Le retour des vacances d'été, de cette liberté qui, même éphémère, réussit à nous rendre heureux. Pour certains, c'est une occasion en or de reprendre tout à zéro et de partir sur de nouvelles bases. Pour d'autres, ce sont les devoirs, études, profs barbants et cours emmerdants qui recommencent, leur seule consolation restant leurs amis. Encore là, parfois, on se demande s'ils en sont... et puis, il y a cette drôle d'émotion. Ce pressentiment que, même arrivés à l'âge adulte, les jeunes resteront à jamais des jeunes. Parce qu'en grandissant, malheureusement, certains ne changent que rarement. Le monde des grands, les responsabilités nouvelles, ne sont pas à négliger bien sûr; mais qui blâmer? Enfin, une question de peu d'importance, en vigueur de ce qui attendait Chine. Le premier meeting des «alliés». Ces nation -oh, pardonnez, élèves-, qui s'étaient auto-proclamés ennemis principaux des «axes», un autre groupe du genre, n'entretenaient pas de liens particulier; ou, si le cas était, des relations particulièrement mauvaises. L'asiatique n'avait entendu parler que de deux membres, soit Ivan -grincement de dents à sa pensée- et Alfred, étant le «Héros du club», aussi connu comme celui qui avait créer l'association. Yao se demandait sérieusement pourquoi il avait accepté, en y repensant bien; après la guerre de l'opium et l'envahissement européens, l'asiatique s'était juré de réduire ses relations avec eux. Même si, ça faisait mal de l'admettre, le temps passait plus vite et de façon beaucoup plus divertissante qu'avec les asias de ce temps-ci. Les liens étaient plutôt froids entre eux et l'ambiance, carrément pourrie. Une façon comme une autre de se changer les idées.

    Comparativement à ce qu'on pourrait croire, Wang n'était pas grincheux et pessimiste; en réalité, il adorait rire et se bagarrer ne lui plaisait pas plus que ça. D'un pas détendu, la nation marchait dans les corridors, vides à cette heure. Mais que voulez-vous, petit Yao aimait beaucoup arriver tôt, histoire d'être bien prêt et dispo'. Ha et aussi pour dessiner sur le tableau. Ça lui rapellait sa jeunesse. En plus, ses dessins étaient teeeeellement mignons, aru. Fin de citation. S'il avait su que ce matin par contre allait être différent, il ne se serait sûrement pas levé aussi tôt. La matinée, bien que quelque peu nuageuse, laissait place à un superbe ciel bleu clair. Le soleil se faisait un brin timide, mais ses rayons perçaient l'horizon de leurs reflets. Wang était plutôt satisfait et serein en ce matin d'été, ayant mangé pour déjeuner de délicieuses boules de sésames fourrées aux haricots rouges, son plat préféré, que lui-même s'était fait. Quand la cave est vide, la cuisine reste pour le moins accueillante. En plus, il n'avait pas croisé Corée. Si vous savez calculer: espace vital - corée = la PAIX! Enfin, ne nous emballons pas trop sur le sujet, Yao risquerait de se fâcher... chose très mauvaise pour un homme de son âge, aussi immortel soit-il.
    Chine, donc, marchait tranquillement, gambadant (ou pas) dans le couloir européen. Tout était en ordre; un évènement exclusif aux débuts d'années. Parce que, il fallait l'admettre, pendant le reste du temps, c'était le chaos total. La porte du club n'était plus très loin; leurs meetings n'étant pas encore fixes, ils devaient se réserver un local avant les heures de cours. Enfin, aux dires d'Alfred... lorsque l'asiatique rejoint le seuil de sa porte, qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit une personne... pour le moins indésirable, ahen. Qu'est-ce qu'il fichait là? Yao était certain que seul lui aimait se lever aussi tôt pour une réunion s'annonçant aussi peu intéressante. Mais non, cet imbécile d'anglais était là. Qui d'autre l'attendait? À quelque part, le jeune -ou pas- Wang craignait la réponse. C'est pour cela qu'il ne chercha pas plus loin et se contenta d'entrer discrètement, se dirigeant vers un des bureaux. Politesse oblige(il est bien éduqué petit Yao), et ne voulant pas paraître pour un sauvage, le chinois salua mollement Arthur.

    -Oh, bon matin Arthur, ahen. Tu...
    L'homme hésita à engager la conversation. Après tout, est-ce qu'il voulait vraiment lui parler?
    - Ça fait... longtemps. Qu'est-ce que tu fais ici si tôt au fait, ahen?

    La réunion semblait se diriger vers un point beaucoup moins calme que Yao l'aurait cru. Mais bon, tant qu'à être seul dans une salle vide avec quelqu'un, même si ce quelqu'un est celui qu'il ne porte pas vraiment dans son coeur, Yao se dit que ça n'allait peut-être pas être si mal...

    Peut-être.

    {HRP; Désolé si c'est court x.X Ferai mieux la prochaine fois >_<""}
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    Arthur Kirkland

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    Marukaite chikyuu
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    I'AM
    Arthur Kirkland


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    MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Ven 6 Mai - 0:11

    C’était une belle journée qui s’annonçait.
    Le soleil naissant irradiait déjà, sublimant la beauté de ce paysage assoupi. Le ciel d’un azur sans nuances, émergeait de l’aurore, s’installant progressivement, telle une promesse de clarté en ce jour nouveau. Les rayons de l’astre solaire, réverbérés par les vitraux, véhiculaient sans faiblir, les attraits d’un été toujours proche.
    Cette scène aurait remplit de sérénité le cœur de bien des élèves. Bien des élèves, s’avéraient donc strictement différents du jeune Britannique, qui, royalement incommodé par une chaleur si matinale, maugréait dans sa barbe au grès de son chemin dans les couloirs, couloirs lui apparaissant interminables, en outre. D’un pas sec et décidé il avançait en ne se préoccupant guère d’éventuels camarades présents sur son chemin. Pour sa défense en ces heures, peu de monde ne devait être debout, c’était évident. Arthur qui plus est, semblait irrémédiablement perdu dans ses pensées. De temps à autre, il lui arrivait de gesticuler brièvement, en laissant s’échapper quelques termes plus audibles et peu agréables. Mouvements d’humeur caractéristiques de son tempérament… Sympathique.
    A dire vrai, il serait judicieux de spécifier, que si le jeune Arthur était de si mauvaise humeur en tout début de journée, le soleil, le ciel ou que sais-je encore n’avait guère sa part de responsabilité. Non, l’objet de son mécontentement, la source même de tous ses tracas portait un tout autre nom : Alfred.
    Quelle idée cet abruti notoire avait-il encore eu. « Planifier » un meeting, dès la rentrée, et qui plus est pour son propre club ! Stupide, résolument stupide, comme toutes ses prises de décisions… Le Britannique n’avait que très moyennement envie d’être confronté à lui, à la sortie des vacances, cela revenait à renoncer à sa tranquillité, et ce, pour un bon moment. Après un long soupire et un arrêt momentané, Arthur en vint à se questionner. Pourquoi se donnait-il la peine de rejoindre le club du Roi des imbéciles ? Il pouvait en créer un de lui-même, tellement mieux, à l’organisation tellement meilleure ! Et surtout, loin, très loin d’Alfred.
    Loin ? L’expression du visage de l’Anglais changea un instant. Quelque chose le retenait, et même si son initiative aurait été de loin meilleure à celle de l’Américain, il décida de se prêter au jeu, pour aujourd’hui. Après tout, se rendre compte par lui-même de la stupidité de son entreprise, pourrait lui donner matière à souligner son incompétence, encore davantage. Et une fois las, il partirait. Oui, c’était un bon compromit qui contentait à la fois l’énervement et la difficulté à tourner le dos que connaissait l’Anglais. Versatile ? Mais non, pas du tout !
    Peu enchanté, mais plus résolu Arthur reprit son chemin, il n’était pas loin de l’endroit en question. Un endroit instable et mal choisit, puisque la décision venait là encore de l’Américain. Mais passons, le Britannique n’en était plus à une faute de goût près. Comme préalablement dit, il était tôt, très tôt même. Car, paradoxalement même si l’Anglais n’était pas des plus enchantés d’être ici-même, il n’aurait pas accepté de ne pas être me premier à y être. Fierté et ponctualité Britannique obligent, de plus, ainsi on ne pouvait rien lui reprocher. -Et si au passage il pouvait contrecarrer les envies de pôle position de nôtre cher héros, il ne s’en porterait pas plus mal.- Arthur pénétra quelques secondes après dans cette fameuse salle, et conformément à ses prévisions, il n’y avait personne sur l’heure.
    Un léger sourire de satisfaction se dépeignit sur ses traits. Etre le premier était loin de lui déplaire, et ce, même pour une chose si élémentaire. Posément, sans excès de comportement il décida de prendre les devants afin de préparer un tant soir peu les choses. Car tel qu’il connaissait l’organisateur de la rencontre, ce dernier n’avait certainement rien prévu. Ce que le Britannique aura fait, relèvera un tantinet le niveau, et c’était une bonne occasion de creuser le fossé séparant sa présence d’esprit à l’opportunisme Américain, en tout cas, c’est-ce qu’il se disait. Quelques dessins au tableau minutieusement réalisés, et quelques schémas explicatifs plus tard, Arthur s’arrêta. Et portant une main à son menton, il examina un instant le résultat, avant de se dire que cela conviendrait, dans tous les cas.
    Quelques instants passèrent, ce dernier patientait avec plus ou moins d’entrain. -Plutôt moins que plus, il est vrai- Chaque seconde qu’il vouait à la réflexion, le dissuadait un peu plus de rester, l’enjoignait à ne pas obtempérer aux désirs d’Alfred.
    Coupé en plein tiraillement interne par la sensation d’une présence, Arthur focalisa son attention sur l’entrée, en arborant une certaine distance, toutefois. Sa façon d’être ne laissait en aucun cas miroiter de son trouble ultérieur, ce dernier ayant bien trop d’orgueil pour se permettre de paraitre indécis. Au contraire, son attitude semblait aussi fière qu’à la normale.
    En se rendant compte que la personne en question était Wang, Arthur n’eut d’autres réactions que de croiser les bras, et de lui adresser de brèves salutations, en un mouvement de tête. Les deux jeunes hommes ne se portaient pas mutuellement dans leurs cœurs, sans pour autant se haïr au plus au point, et bien que des conflits les aient opposé par le passé, un anglais ne déroge jamais aux convenances. Voilà pourquoi ce dernier lui répondit sur un ton cordial, à défaut d’être réellement amical.

    -Bonjour, Yao.

    Arthur se rendit instinctivement compte que son interlocuteur ne semblait pas véritablement enchanté de se trouver en face de lui. L’Anglais poussa un soupire quasi inaudible, même s’il se moquait éperdument de ne pas être apprécié, et même s'il n'avait besoin de personne pour avancer, autant tâcher d’entretenir de bonne relations avec ceux qu’il s’apprêtait à voir régulièrement. Fort de cette résolution, il consentit à faire quelques efforts. C’était certainement son jour de bonté. Cependant, une pointe d’ironie ne pouvait qu’apparaître, Arthur restant simplement lui-même.

    - Je constate que tu as l’air enchanté de me voir, dear. Après un instant de silence, un sourire léger se dessina sur ses traits, et il reprit.

    - Pour répondre à ta question, je suis venu me rendre compte de la « brillante » idée de ce cher Alfred, voilà tout. Il en va de même pour toi, je présume.

    Son ton était resté neutre, mais son visage exprimait une certaine lassitude. Par correction, il proposa au jeune homme de quoi patienter, un américain n’étant que peu ponctuel, l’attente risquait d’être longue.

    -Voudrais-tu une tasse de thé ? Je m’apprêtais à aller m’en chercher une.

    A ces mots, le Britannique se dirigea vers sa précieuse théière, faisant dos à son interlocuteur et attendant sa réponse. Il préférait de loin que la situation demeure calme, mais si elle devait s’envenimer, il n’en restait pas moins prêt à répliquer.

    [HRP : Ton post est très bien, honnêtement ! J'espère que celui-ci te conviendra, désolé c'est pas génial. Si tu veux que je modifie quelque chose, n'hésites pas. ]
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    Marukaite chikyuu
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      MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Ven 6 Mai - 6:56



      ANCIENNEMENT CHINE : WANG YAO ♥

      Chine devait admettre se sentir un peu mal. Après tout, il n'était pas des plus conviviales, alors qu'Arthur faisait des efforts. Bon évidemment, ce n'était pas lui qui s'était fait traiter en esclave avec des dettes par-dessus la tête pour de la drogue? Pas surpremant que le gentleman ne lui en voulait pas. Yao jugeait donc son comportement parfaitement normal, après réflexion. Même si la réflexion en ce moment n'était pas au rendez-vous dans la tête du chinois, les oiseaux qui gazouillaient par l'unique fenêtre ouverte lui donnant un mal de crâne épouvantable. C'est que c'est énervant des oiseaux de si bon matin, bon sang! Jamais Wang n'avait remarqué ce détail avant aujourd'hui, en fait. Tentant par moyen subtile d'éloigner son mal de tête(thanks cuicui), probablement causé aussi par son manque de sommeil, le chinois prit une mèche de ses cheveux et la renvoya derrière sa tête dans un mouvement plus pratique qu'élégant. C'était juste lui ou il faisait chaud, tout à coup? Il lui semblait mourir de chaleur. Pourtant, le british pas trop loin de Chine semblait se porter parfaitement. Parlant de lui, la nation asiatique n'avait pas remarquée à quel point il n'avait... pas vraiment changé en fait. Toujours le même blond cendré. Toujours les mêmes yeux verts qui se veulent vides mais laissent clairement voir une lueur de je-ne-sais-trop-quoi. Mais aussi, et là était le plus important des points; toujours, il était toujours plus grand que lui. Argh! À quel point c'est frustrant d'être une des plus petites nations! Les autres vous pilent sur la tête et vous sous-estime, alors qu'en réalité vous n'êtes pas si faible. Oui, incontestablement frustrant. Le pire, c'était qu'il n'avait même pas revu Ivan encore... soudain, les mots d'Angleterre sortirent Yao de ses pensées -et de son mal de tête-.

      - Je constate que tu as l’air enchanté de me voir, dear.
      Cette particularité qu'avaient les anglais à faire du sarcasme. À quelque part, c'était fascinant. Particulièrement Iggy. Bien qu'il fallait admettre que cette fois, il avait vu juste. Enfin quoi! Ce n'est pas comme si Chine était rancunier, seulement... les séquelles du passé le suivaient, le hantant quasiment. Tout ça à cause de ce fournisseur louche -Wang savait qu'il ne pouvait pas croire un homme aux cheveux roses avec un manteau noir et de la barbe rousse-. Ha, la belle histoire... c'est pas très compliqué. Disons que petit Yao, lors d'une de ses périodes rebelle(vous savez, l'adolescence et tout), avait décidé d'essayer un nouveau truc; l'opium. Ouais, les gens en parlaient et ça avait vraiment l'air «trop cool d'la mort qui tue». Donc, pendant une journée X, en allant en chercher chez un fournisseur -monsieur nommé plus haut-, le jeune asiatique avait rencontré Arthur. Lui aussi désirant se procurer la drogue de l'heure, les deux jeunes hommes se battirent pour l'avoir(parce que oui il en restait juste un paquet sur le coup). Au final, Chine perdit et du repayer l'opium qu'ils avaient perdu pendant la guéguerre. Son porte-feuille ne l'avait pas trouvé drôle celle-là, oh non. Enfin, mieux valait ne pas y penser. Chageons les idées noires pour des plus... grises. Comme par exemple l'anglais qui se leva et adressa la parole à l'asia, qui crevait encore de chaud. Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait? Pas une grippe, pardis! Ça serait sa troisième en 2 semaines, bon dieu! En plus, c'était comme si, dans son crâne, des petits lutins frappaient un gong. Horrible. Ça l'empêchait de se concentrer pleinement sur les paroles, mais il en comprit les principales, soit que lui aussi était là pour la réunion. Qui ne semblait pas l'emballer. Serait-ce parce que Alfred l'avait créer et organisé? Probablement. On savait tous à quel point les plans «grandioses» de cet imbécile heureux finissaient par tomber à l'eau et personne ne savait si cette fois allait être coutume. Enfin, qui vivra verra. Ou pas. Bref. Tout était si calme, autant dans la salle que dans l'école, ça faisait un bien fou. Bon, comment engager la conversation? Il n'y avait rien à dire, parler de la pluie et du beau temps n'étant pas une des passions de Chine, même si le sujet s'avérait pratique quelques fois. Sans compter que son ventre commençait à faire équipe avec sa tête. Aouch. Note à l'agenda: renforcer son système immunitaire dans les délets les plus strictes.

      La question qui suivit l'explication prit le chinois par surprise: ses pensées occupant toute son esprit, ça lui avait fait un saut. Un tout petit hein?
      - Oh, heum,... sa voix était faible. Plus faible qu'il aurait voulu qu'elle n'y parraîsse. Montrer sa faiblesse devant un européen? Non merci! Yao était grand, il devait prouver aux autres qu'il était fort et- *cough*. Bon, voilà qu'il toussait! Vive les grippes. Mais pitié, dites-moi comment une malchance pareil pouvait lui arriver? Attraper une grippe... EN ÉTÉ! Tsss. Grrr. (Tout autres onomatopés sont à votre discrétion). Yao fini par reprendre sa voix -laquelle il espérait normale- et s'éclaircit la gorge avant de répondre:
      - Oui, merci...
      Son corps lui disait de se trouver un lit pronto. Mais lui restait quand même. Un homme, une nation, ne se laisse pas abattre par un minable vir- *cough*... convainquant. Enfin, Wang tenta de partie sur un sujet.
      - Tu as une idée de ce qu'on va faire dans le *cough* club, ahen? Franchemment, comment Alfred me l'a expliqué*cough*, c'est plutôt flou, ahen. En plus, je n'ai aucune idée de qui est le 5ième membre de la «bande». Je suis au courant pour Ivan, Alfred et, maintenant, toi, mais l'autre?... as-tu une idée de qui ça pourrait être, ahen?

      Bien qu'il craignait la réponse, au point où il en était, ça le préoccupait peu. Un de ses principaux souçis restait ses maux, qui se faisaient plus forts et douloureux à chaque fois qu'il respirait. C'est une nation, il peut le faire, il peut- *cough*...
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      Arthur Kirkland

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      Marukaite chikyuu
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      MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Ven 6 Mai - 13:20

      Suite à l’approbation du Chinois, Arthur prépara deux tasses de ce thé, qu’il affectionnait tant, et ce avec le plus grand des soins. En soit, ce breuvage possédait de telles vertus délassantes, que quelques gorgées suffisaient à endiguer n’importe quel emportement. -Ou à le restreindre, tout du moins, certaines personnes étant assez « talentueuses » pour surclasser le thé et ses bienfaits- Qui plus est le Earl Grey agrémentant actuellement les deux tasses aux mains du jeune homme, dégageait un arôme simplement exquis. Le raffinement Anglais, que voulez-vous, impossible à nier. Arthur esquissa à nouveau, un léger sourire, en s’empreignant de ce fumet si familier, sourire ne demeurant cependant guère longtemps sur ses traits. Sans pour autant se retourner, et malgré une distance qu’il aimait à maintenir, le jeune homme, prêtait une attention particulière aux faits et gestes de son interlocuteur. Non pas par réelle méfiance mais dans l’optique de satisfaire son naturel observateur. Vous savez, ce même soupçon de clairvoyance qui lui était d’une aide précieuse lors de ses, quasi habituelles, rixes verbales, afin de relever le point qui lui donnerait l’ascendant. Oui, ce précieux avantage qu’Arthur briguait toujours. Cependant, à son plus grand enchantement, il lui semblait qu’il n’aurait pas à recourir à ces méthodes avec Yao, la situation restait calme, même si le dialogue peinait à décoller véritablement. L’Anglais n’en était pas plus importuné, et après réflexion, estimait même cette instant de tranquillité -toutefois nuancé d’une atmosphère alourdie par le passé- car ce même calme ne saurait, certainement pas subsister, que dis-je survivre après l’arrivée en fanfare du super-héros du dimanche.
      Coupé dans ses pensées à nouveau, Arthur alerté, décela quelques bruits qu’il connaissait sinistrement bien. Une toux ? Oui, c’était sans hésitation possible cela. Ainsi son camarade ne se portait pas au mieux… Le jeune Anglais s’en désola sincèrement, il n’avait que trop coutume de fréquenter les coups de froid, et savait à quel point ils étaient insupportables. Oh, oui, ces instants là, il les maudissait, il les exécrait même, il ne supportait en effet pas l’idée d’être diminué. Heureusement, sur l’heure sa santé était au beau fixe. Sans pour autant afficher explicitement son implication, la masquant même, le jeune Anglais déposa précautionneusement la tasse près de son destinataire, et garda la sienne en main. En portant la tasse à intervalles réguliers jusqu’à ses lèvres, en une gestuelle élaborée évidemment, il l’observa quelques instants. Son visage lui sembla plus empourpré que de raison, et la toux ponctuait chacun de ses mouvements. Arthur aurait pu souligner sarcastiquement son état de santé, mais la convenance interdisait, tout naturellement telles pratiques. Et il faut l’avouer, le britannique était inquiété de le voir ainsi. Enfin, ça, il ne l’admettrait pas trop fort. -Voir pas du tout- Oui, Arthur restait Arthur, et sa fierté restait Anglaise, pas question donc de se soucier de quiconque. Seulement, c’était peine perdue, et cela il en avait conscience. Ce dernier soupira succinctement au risque de paraître désobligeant. En réalité, surement préférait-il paraitre détestable que compatissant, voilà pourquoi, fidèle à lui-même, il n’affichait rien de plus que son continuel air hautain. Arthur s’assit finalement à nouveau, de manière soignée est-il nécessaire de le préciser ? Et croisa les bras, après avoir déposé sa fidèle tasse sur le bureau. Il daigna enfin regarder à nouveau son interlocuteur, qui lui avait adressé, avec peine, une question. Question qui le fit grimacer dès l’instant où il tâcha d’y répondre. Oui, bien des noms passaient dans son esprits quant à l’identité probable du 5ème membre de ce club, mais un revenait étrangement souvent, au vu de son affection pour les activités douteuses : Francis. L’Anglais serra nerveusement les poings, et son visage se crispa consécutivement à cette possibilité. Ce serait l’apothéose ! Devoir supporter le super-héros prochainement diabétique était une chose -très loin d’être appréciable- Mais tolérer sa présence à LUI. Impensable, infaisable, irréalisable. Il était toujours si… Si… Voilà, c’était bien ça le problème ! En la présence du Français, Arthur en oubliait son anglais, tant il l’excédait. En soit c’était une chose normale. Pourquoi lui offrir le privilège de lui toucher mot? Le mutisme s‘imposait.
      Arthur décrispa ses doigts en se rendant compte que Francis n’était présent que dans ses pensées, et l’en chassa vite, après un léger rire nerveux. En hochant brièvement la tête, il répondit enfin à la question posée. Tout en ne pouvant s’empêcher de relever la présence d’Ivan dans le groupe. Il devrait certainement s’en méfier, de celui-ci.

      - Well. Cela ne m’étonnerait pas que Francis ait décidé de s’inviter ici, son incompétence est telle que les idées d’Alfred doivent lui paraitre judicieuses. Il pourrait être le 5ème. Ronchonna-t-il, ouvertement cette fois.

      Malgré son humeur, la donne changea. La voix du Chinois semblait faiblir, et Arthur s’en aperçu, non sans s’en inquiéter davantage. En le regardant une nouvelle fois, et en constatant ses problèmes respiratoires, l’Anglais craqua. Était-il simplement humain de ne pas s’en faire, en ces termes ? Dans son esprit, le Britannique se confortait en se disant que la bienséance était de son côté. Arthur prit la peine de se lever, fit le tour du bureau et lui fit face en un instant. Son ton distant n’était là que pour occulter une fois encore, sa préoccupation, et il lui adressa quelques mots.

      - Hé, tu te sens bien ? Tu devrais boire un peu de thé, ça revigore. »

      Après un instant de silence tant que d’immobilité -Arthur étant toujours gauche quand il tentait de porter assistance, même s’il avait les meilleurs sentiments su monde- croisa à nouveau les bras, stupidement embarrassé, avant d’ajouter, une phrase peu habituelle pour lui.

      « Tu as besoin de quelque chose ? »

      C’était bien pour ça qu’il était debout. Pour aller lui chercher, on ne sait quoi, au besoin. Oui, L’Anglais est prévenant. Parfois ? Toujours. C’est un gentleman désormais. Son caractère flamboyant le fait parfois oublier, certes.
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      Marukaite chikyuu
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      I'AM Invité


        MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Sam 7 Mai - 18:07



        ANCIENNEMENT CHINE : WANG YAO ♥

        Earl gray: Un mélange de thé noir aromatisé à la bergamote. On trouve également des versions de thé vert, d'Oolong ou même de thé blanc voire de rooibos.

        Du... earl... gray?... urk. Yao ne. pourra. pas. Oui, un thé fait du bien, mais, cette odeur, c'est juste... il ne pouvait pas. Idiot, certes. Borné, oui. Mais c'était seulement CONTRE ses principes! Enfin, rien ne pouvait vraiment empirer *cough*... peut-être une gorgée? La politesse l'obligeait à repenser à son point. Après tout, il y avait des bonnes intentions derrière cette petite tasse (étonnement pas banale, pour une école)... urgh. Chine détestait pour mourir quand son côté grand frère-je-dis-oui-à-tout ressortait. Élever 5 enfants -oh, non, pardonnez: frères et soeurs- avait développé ce côté paternel en lui, cette petite voix dans sa tête qui semblait lui crier: allez comment pourrais-tu refuser? Tu te fais vieux et grincheux à ce point? En plus, la seule idée que la nation avait de lui en tant que vieil homme le décourageait. Il n'était pas si ancien... si? Humph. Une gorgée, donc, glissa dans la bouche du chinois avant de passer dans son cou. C'était chaud et quasiment agréable -aussi pénible qu'il était de l'avouer-, son mal de gorge du à sa toux le laissant respirer soudainement un peu mieux. Cet anglais avait encore eu raison, graaah... maudit sois-tu, bouddha, quelques fois. Bref, la première siroté ne s'étant pas avérée si terrible, Chine en prit volontiers une deuxième, puis une troisième, jusqu'à n'en laisser qu'un fond. Pas mauvais comme qualité de thé. Comme quoi payer démesurément cher à des «biens» supposément scolaires pouvait servir. Malgré le quasi remède miracle, les petits lutins n'avaient pas cessés de cogner. Ils semblaient même s'en donner à coeur joie, puisque la douleur avait amplifiée. Un effort supplémentaire à ceux qu'il faisait déjà lui permit de comprendre ce que disait l'anglais à propos de la «fameuse cinquième personne».

        -F- France, aru? *cough*

        De fait, Arthur ne semblait pas mais alors là pas satisfait du tout et semblait vouloir se tromper. Le chinois non plus n'aimait pas trop cela. Pas qu'il lui fasse peur, mais cet homme était tellement pervers que dieu seul sait les activités louches qui pourraient se produire sous la table. En plus, Françis n'était pas ce qu'on pouvait appeler une personne ayant de grandes et glorieuses victoires. Chaque fois, il finissait par perdre. De toute façon, rien n'était sûr, mais ça restait la solution la plus probable pour l'heure. Les oiseaux qui gazouillaient plus tôt -oui oui ils sont encore là- semblaient vouloir l'achever. Mais merde, depuis quand un chant de cuicui était si perçant et puissant? Son ventre ne l'aidait pas non plus. Pfff... soudain, un accent british qu'il connaissait trop bien éclipsa Wang en dehors de ses pensées. Ha! Ses nerfs semblaient être à bout, pour faire le saut devant si peu. Mais c'est d'où qu'il sort lui? Quand est-il apparut là?... oui, peut-être que son cas était plus grave que l'asiatique ne l'aurait cru. Enfin! À quoi bon se pourchasser et s'enivrer les pensées d'idées pessimistes, quand on avait, au fond, pas grand chose à se plaindre. Il faisait beau, chaud, les oiseaux chant- (oublions ce détail)... l'idéal serait maintenant de pouvoir respirer et parler normalement m'enfin bon, faisons avec ce qu'on a.

        L'attention soudaine que lui porta Arthur surpris et dérangea pour le moins la nation asia, qui ne reconnaissait plus en cet anglais l'homme qui était son rival. Celui qu'il n'aimait pas, qui l'avait porté à l'esclavage. Maintenant lui proposait, quoi, de l'aide? Hum... autant l'accepter. Encore une fois, au point où il en était, c'était de peu d'importance.

        -J'ai l'air de mal aller, ahen? *cough*........

        Côté crédibilité, on repassera. C'était horrible, ce genre sentiment de défaite. Une défaite qui plus est complètement idiote. Orgueilleux comme Yao était, en plus... holala. Quoique, en ce moment, c'était plutôt Arthur qui semblait piler sur son orgueil. Ça en touchait presque -j'ai dis presque hein?- le chinois. Qui du se résigner, après tant d'efforts, à lui répondre. S'il avait besoin de quelque chose? Ha! Un lit entouré de peluches toutes fluffy de Shinatty-chan serait le bienvenue. Bien que ça ne se demandait pas comme ça, en plus que... bon, Yao ne tenait pas en secret le fait qu'il aimait les choses mignonnes, mais à quelque part, c'était un peu gênant, non? Mais Shinatty-chan... tellement kawaii, aru... son esprit divagua, commençant à rêver: lui et Shinatty, heureux et comblés, courant dans un champ~ heuuu désolé, éloignement. Revenant soudain à la cruelle réalité, Wang sentit ses joues monter au rouge -fangirls, veillez à ne pas avoir d'idées-. Premier réflexe, il porta son poignet à sa tête, un mouvement qu'il se rappelait faire à ses petits bout-de-choux lorsqu'ils avaient l'air de faire la fièvre. Haaa, nostalgie, quand tu nous tiens. Malheureusement, l'asiatique faisait bel et bien de la température, et pas qu'un peu, visiblement. Il se releva sur sa chaise, se mettant le dos un peu plus droit, toujours en tenant son front par sa main.

        -Là, maintenant, tout de suite, ce que je veux? Un lit, ahen. Mais en nécessité de cause, je crois que ça va être impossible, ahen. Donc de l'eau me suffirait *cough*, me-merci.
        Il fit une pause, s'éclaircit la gorge de nouveau et reprit.
        -Je parle pour parler, mais, qu'est-ce que le club va faire comme activités, ahen? Tu es le plus près d'Alfred, il doit bien t'avoir dit quelque chose, ahen.

        Sa curiosité le poussait à oublier un peu son mal. Après tout, il y avait de quoi s'interroger: à quoi cet imbécile avait bien pu penser, encore? En plus, le nom manquait cruellement d'originalité. Les «Alliés». Et puis quoi encore? Il devra discuter de ça, le nom ne lui convenait pas, mais alors là, pas du tout. *cough* Ho, qu'il lui manquait le bon vieux temps. Quand les autres le considérait comme un sage, un grand homme pouvant les guider n'importe où. Un manitou... disons que le manitou avait perdu un peu de sa vigueur avec le temps. Le plus frustrant là-dedans, c'était que Japon, plus jeune que lui, se plaignait d'être un vieil homme. Alors que lui-même en était un qui tentait de le cacher en agissant comme un jeunot. Cruelle, cruelle vie. Qu'est-ce qu'Il ne ferait pas pour retourner à ses braves années, quand rien ne l'effrayait, quand il était un conquérant? Bah, le temps avait fait son cours et, visiblement, avait décidé que c'était terminé, cette époque. Retour à la dur réalité, soit qu'il était malade comme c'était pas possible dans une salle de classe avec un anglais plus gentil et aimable qu'à son accoutumé, tout ça pour une réunion débile dont il n'en connaissait même pas le but! Shinatty n'y était même pas, ahen...
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        Arthur Kirkland

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        MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   Dim 29 Mai - 16:18

        Dressé nonchalamment sur ses jambes, le Britannique observait d’un œil critique les faits et gestes de son interlocuteur Asiatique. Un véritable florilège de dissimulations hasardeuses couplées de réticences trop évidentes pour qu’il ne daignent les souligner, en somme. Sa prétendue bonne forme en était la parfaite attestation, et ne dupait personne. Même Alfred, pour ne pas le citer, n’aurait su y croire, c’est dire si la subtilité était aux abonnés absents. Le jeune homme n’était pas d’un naturel patient, et présentement, seule sa convenance le maintenait encore dans cette pièce. Convenance lui dictant de ne pas quitter le navire alors qu’un individu s’y trouvait souffrant. Ne vous fourvoyez pas, Arthur n’avait rien d’un mécène, et n’aurait aucune vergogne à se désintéresser purement et simplement d’une tierce personne, cependant une sensation s’ajoutant à son respect de la bienséance, l’enjoignait à rester ici, ne serait-ce que pour être aux premières loges d’un spectacle s’annonçant comique. L’Anglais soupira légèrement, confronté à cette réalisation et las par avance. Le jeu en valait-il la chandelle ? Cela restait à déterminer. Sorti de ses planifications au bout d’un instant, le Britannique se rendit compte, non sans un léger amusement, que Wang avait enfin daigné gouter le breuvage à sa disposition. Et à en juger par son empressement à le finir, il ne semblait pas s’en plaindre. Voici donc, une énième victoire Anglaise -de faible envergure certes, mais une victoire tout de même- Visiblement satisfait, Arthur sourit légèrement. Il le savait. L’arôme parfumé et délicat de cette confection Anglaise savait faire plier les réticences, à l’instar de son potentiel de persuasion. Stoïque en apparence, il n’en était pas moins fier.
        La parole n’étant pas toujours le meilleur émissaire de la pensée, Arthur se contenta d’adresser un hochement de tête assuré à son compagnon d’attente. Mimique signifiant à elle seule « Ainsi tu en viens à parjurer tes aprioris, seul. » Oui, le Britannique ne ratait pas une occasion de démontrer sa supériorité, mais il s’y employait parfois par le biais d’insinuations. Procédé faisant d’autant plus enrager son auditoire, percevant généralement cela comme une moquerie détournée. A juste titre.
        S’en suivit pour Arthur, un sujet des moins agréables, à nouveau. The song remains the same, as always. Le nom honni, retenti une nouvelle fois lourdement, et eut une nouvelle fois l’impact d’un écho détestable chez l’Anglais. France. Pourquoi fallait-il que le Frog alimente si quotidiennement les discussions ? Certes, en l’occurrence l’apparition de ce nom ne respectait rien de plus, qu’une cohérence élémentaire, simplement Arthur était prêt à la nier copieusement. Ne voulant pas lui accorder plus d’importance encore, ce dernier ne prit même pas la peine de répondre au questionnement de Yao le concernant. L’ignorance est de loin le plus grand des mépris, précepte à ne pas oublier. Offusqué, il grimaça une nouvelle fois. Mais comme tout le monde le sait, un Britannique n’est pas si vite désarçonné, et se reprenant une deuxième fois, il arborait toujours cette fière allure, cette attitude supérieure qui lui seyait à merveille, droit, rigide, en l’attente d’une réponse quant à sa proposition - trop généreuse à son goût- d’assistance. En reportant pleinement son attention sur son interlocuteur, il ne remarqua que davantage encore la toux qui ponctuait chacune de ses prises de paroles. Il trouva bien discutable sa présence actuelle, et en arriva sans détours à la conclusion que c’était une parfaite idiotie. Oui, parfaitement irréfléchis. Se présenter à cette « réunion » n’était déjà en soit pas une preuve de clairvoyance, mais s’y présenter en étant souffrant qui plus est… Bref. Inquiet il l’était toujours, cependant son esprit critique était d’une aide précieuse pour mettre cette même inquiétude de côté, et puis n’allait-il certainement pas se faire un sang d’encre pour si peu. Ou simplement pour quelqu’un? Après un certain nombre de gestes de la part de l’Asiatique, ce dernier se décida vraisemblablement et enfin à considérer la proposition du Britannique, n’ayant pas bougé d’un pouce depuis. Arthur écouta donc ce qu’il semblait nécessiter, l’air tout bonnement lassé. Pardon ? Un lit ? Il avait du mal entendre. C’était sans doute une plaisanterie de mauvais goût. S’il manquait de sommeil, il n’avait simplement pas à s’éterniser ici. Arthur ne put retenir, et accentua même, un soupire. Pourquoi devait-il si souvent nager dans un océan d’incompétence et de manque de réflexion ?

        « Libre à toi de le rejoindre, ton lit. Ta présence n’est pas capitale, surtout dans ton état. »

        Arthur versa ces quelques paroles sur un ton hautain, comme à l’accoutumée. Cependant, elles n’étaient pas uniquement à prendre comme une attaque. En réalité, bien que le manque de discernement de Yao soit visé, et que ce soit une façon adéquate de lui faire remarquer qu’il n’était pas dupe au sujet de sa fragilité actuelle, c’était avant tout, plutôt un conseil qu’il lui adressait. Cependant, la délicatesse n’était pas la préoccupation principale de l’Anglais, pas sur l’instant. Et il s’exposait à une réplique de son interlocuteur, sans crainte. Du fait de la suite de la demande Chinoise -Gagnant en cohérence et en faisabilité vers la fin- Arthur lui fit dos sans un mot, et chemina fièrement vers le comptoir se trouvant non loin de là. Il s’en saisit d’une carafe d’eau laissée volontairement à la disposition des élèves, sans doute, et la déposa nonchalamment devant lui. En restant debout, statufié dans une position soignée, il croisa les bras par la suite.

        « Satisfait ? » Dit-il, sur un ton neutre, cette fois-ci.

        Peu après, Wang prit l’initiative d’une nouvelle question. Arthur l’écouta sans sourciller -Un peu d’occupation n’était pas une si mauvaise chose, en l’attente de « mieux », quoi que ce terme relève du domaine du surnaturel, au vu de la présence prochaine de certains.- Sans sourciller donc, jusqu’à une certaine formulation, qui eu le don de rompre abruptement son attention, et de le faire changer de mine.
        Lui « proche » d’Alfred ? Lui ayant une proximité même infime avec le derniers des abrutis ? Même pas dans le plus atroce des cauchemars ! Cela faisait des jours, peut-être même des semaines, qu’ils ne s’étaient vu et pour cause, il ne le supportait pas, ou plutôt plus. Cela promettait, en le côtoyant dans ce stupide endroit, au sein de ce stupide club, il allait assurément s’arracher les cheveux plus d’une fois, il le savait. Il en était sur. Son incompétence pathologique ne s’étant pas guérie en quelques jours.
        En s’employant à ne pas montrer sa réticence trop explicitement -question de fierté- Il répondit acerbement toutefois.

        « Je ne fais absolument pas parti de l’entourage de cet idiot, pour ta gouverne. Je n’ai donc pas connaissance de ces dernières frasques. Mais connaissant ses divagations et son besoin d’ « héroïsme », je me prépare au pire. »

        Et c‘était vrai. Arthur avait conscience du climat orageux régnant sur l’Académie, des mésententes de plus en plus persistantes étaient là pour corroborer ses pensées. Quelque chose se tramait, quelque chose de grande envergure, il le supposait. La réunion, était peut-être destinée à aborder ce sujet, voudrait-il être le "héros de la situation"? Bien que cela soit étonnement clairvoyant de la part de l’Américain. En admettant que l’idée lui ai été soufflée, une question se posait d‘elle même. Était-ce une bonne chose de laisser les reines à Alfred ? En aucun cas. A ne pas oublier donc : Superviser le tout.
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          MessageSujet: Re: Earl gray & Oolong {Chine & England}   

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          Earl gray & Oolong {Chine & England}

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